REVENGE 301 – Fear

Publié: 03/10/2013 dans Revenge
Tags:, ,

Emily BrideJack Emily

Première diffusion (ABC) : dimanche 29 septembre 2013. 8,11M de téléspectateurs.

« Let’s never say the words Carrion or Initiative ever again ! » : Emily, c’est avec le plus grand des « ouf » de soulagement que les fans de la série ont accueilli cette déclaration dans le season 3 premiere de Revenge. Ces intrigues foireuses avaient en effet bien amoindri la qualité de la saison dernière, après une bonne année inaugurale. Après le départ du créateur Mike Kelley à l’issu de la saison 2, c’est désormais Sunil Nayar, scénariste de cet épisode d’ouverture, qui devient le nouveau showrunner du drame dominical de ABC. Se dirige-t-on vers un Revenge 2.0 ?

Fear s’ouvre comme à l’accoutumée sur un flash-forward. Emily s’est mariée et alors qu’elle profite d’une soirée en mer sur son yacht, l’héroïne se fait tirer dessus par un ennemi invisible auquel elle assure qu’elle est désoléeQui est le mystérieux tireur ? Attention aux faux-semblants. On nous avait fait penser en saison 1 que Daniel pouvait être la victime abattue sur le sable. L’an dernier, que Jack avait coulé avec son bateau. Nombreuses sont les personnes qui pourraient vouloir se venger d’Emily. A-t-elle épousé Daniel, qui pourrait avoir découvert le pot aux roses concernant leur couple et son plan pour réhabiliter la mémoire de David Clarke, et ainsi décidé de la supprimer ? Son ennemie de toujours Victoria a-t-elle eu le doigt sur la gâchette ? Jack lui en veut-il d’avoir épousé un autre homme après qu’elle lui ai avoué son amour et la vérité sur son identité ? A moins que ce ne soit Aiden, qui réapparait en fin d’épisode fin prêt pour se venger de son ex ? Emily a-t-elle feint ce crime ? On devrait rapidement en apprendre davantage…

L’intrigue reprend deux mois avant cette tentative de meurtre, et 6 mois après les évènements du final de la saison 2. Emily, bien décidée à faire tomber les Grayson une fois pour toutes, poursuit sa fausse relation avec Daniel, désormais sans emploi. Le jeune premier, qui presse Emily de fixer une date de mariage, retrouve dans un bar sa vieille amie Margaux. La jolie blonde pourrait devenir un nouvel interet amoureux. Je présume que d’ici la fin de saison, ce sera le cas, puisque nos personnages flirtent assez lourdement dans leur première scène ensemble.

Fear… Celle qu’on ressent lorsqu’on découvre une Victoria apaisée, souriante, heureuse. Oui, la sorcière, comme l’appelle Daniel, a passé les derniers mois de sa vie dans une bulle, à rattraper le temps perdu auprès de son enfant perdu, Patrick. Campé par un Justin Hartley échappé de Smallville, qui tombe évidemment le haut, sans quoi certains publics seraient déçus. Lui ne veut pas partager la fortune de sa mère et ne semble pas vouloir courir après la gloire de sa génitrice. Recherche-t-il seulement l’amour d’une maman retrouvée ? Oh, et ils trainent à South Fork (Daaaaalllaaasss, ton univers impitoya-a-bleuh).

Même l’habile montage et le plan lointain lors d’un baiser n’y feront rien. On ne me fera pas croire que Victoria se tape un boy-toy. Seul Charlotte semble y croire dur comme fer… Mais puisque la jeune femme n’a que la moitié d’un cerveau… On avait compris que l’homme qui avait frappé à la porte du manoir lors du 222, c’était le fils abandonné à sa naissance dans un couvent. C’est donc une Victoria métamorphosée qu’on découvre ici, alors qu’elle se cache loin de Conrad, de la politique et ses autres enfants. Mais le départ précipité de Patrick et le retour aux affaires nous font vite retrouver la Victoria machiavélique et froide qu’on adore détester. Son alliance avec Mathis promet une nouvelle intrigue intéressante, mais on n’en saura pas plus pour l’instant. On ne pouvait que profiter de l’amitié passagère entre Emily et Victoria 2.0. Qui m’a amusé, de même qu’elle m’a fait froid dans le dos…

Victoria Patrick Ashley

L’année ne commence pas bien pour Conrad. Atteint de la maladie de Huntington (coucou Numéro Treize…) et empoisonné par Emily, le nouveau Gouverneur voit son avenir politique devenir bien flou. Sa fortune vacillante, le personnage devrait passer une année bien sombre. Emily commence là sa vengeance. Avant la prochaine étape… Sympa, le coup du tableau, gloire à sa mégalomanie, et des yeux « artic pools ». Margaux est-elle celle qui a dévoilé son état de santé à la presse ?

 Jack, qui n’avait pas revu Emily depuis sa révélation lors du meeting, est également de retour, après avoir eu besoin d’un break suite à la mort de sa femme et de son frère. Les retrouvailles avec Emily sont d’abord glaciales, avant qu’il n’avoue à son ancienne amie qu’il lui a pardonnée mais ne ressent plus rien pour elle. Jack donne également un ultimatum à Emily : soit elle parvient dans l’année à faire éclater la vérité sur les Grayson, soit il dévoilera la vraie Amanda Clarke aux yeux du monde. Un Jack plus noir ne sera pas de refus.

Sorti de prison, au sein de laquelle il a purgé une peine de six mois pour ses méfaits informatiques, Nolan garde toute son amitié pour Emily et se la joue James Bond en parachute pendant la fête du Memorial Day, qui lance la saison estivale dans les Hamptons. Emily a d’ailleurs décidé cette année d’organiser l’évènement sur terre et non plus sur l’eau : la preuve (ou métaphore) de la prise de pouvoir / reprise en main des rênes de l’histoire par Emily. Nolan continuera d’aider son amie, mais il ne faudra plus compter sur lui pour déjouer informatique et gadgets. On devrait donc voir Nolan un moment loin de ses claviers.

« Daven-deported » comme une daube, avouons-le, Ashley termine sa course dans un avion après avoir tenté en vain de prendre le pouvoir sur Emily. Mais elle s’est frottée à plus forte qu’elle. C’est donc encadrée par Victoria et Emily qu’Ashley Madekwe quitte son rôle de régulière… En saurons-nous un jour davantage sur son passé de prostituée et sa rencontre avec Emily ? Le personnage méritait une meilleure sortie et n’aura pas connu d’heure de gloire, à force de changer de personnalité l’an dernier. Une fois gentille, une fois traite, il fallait choisir.

De son côté, Charlotte a changé de look après un été passé en Europe et semble s’être également acheté une personnalité. Après la mort de Declan (et le départ de son interprète Connor Paolo, qui n’a donc pas de chance avec ses séries) et sa haine envers son nouveau grand frère, la fifille à son papa devenue plus machiavélique et la vraie fille de sa mère, pourrait enfin devenir intéressante.

Vivement le 8 août (8.8) ou symbole de l’infini cher à Emily !

Daniel EmilyConrad

Alicia Close-upEddie The Good Wife

Première diffusion (CBS) : Dimanche 29 septembre 2013. 8,9M de téléspectateurs

La nouvelle saison de The Good Wife démarre sur les chapeaux de roues. Nerveux, bruyant, haletant. Tout dans ce premier épisode démontrait la précipitation, de l’intrigue en elle-même, laquelle contait une course contre la mort – sans jeu de mot aucun – au montage de plans rapides et brefs, en passant par la réalisation et la bande-son de l’épisode (quels brouhaha et chahut au tribunal). Le temps est compté !

Après trois mois de suspens, l’action reprend où on avait laissé laissé en avril dernier. Alors que Peter vient d’être élu Gouverneur (et que son épouse doit se faire à un statut de première dame), Alicia célèbre avec Carry son arrivée chez Florrick/Agos. Qu’ils ne lanceront donc pas cette semaine. Cela devrait vite se produire très rapidement. Les associés veulent attendre trois semaines, donc sans doute que la semaine prochaine, Will et Diane apprendront la mauvaise nouvelle du départ de leur meilleur poulain. J’espère des adieux déchirants, des envolées de cris et de larmes, digne de la trahison que devraient éprouver les deux avocats qui ont donné leur chance à Alicia voici 4 ans. En attendant, les jeunes jouent à West Side Story dans les parkings en sous-sols, se disputent un peu (avec Cary 2, donc?) et l’avocat au divorce dont je ne me souviens jamais du nom cherche encore à les confondre concernant leur départ. Car il a des capacités psychiques, dit-il.

Le rire de Julianna Margulies (à la blague sur Sweeney) et la série en elle-même m’avaient manqué. Je ne comprendrai sans doute jamais les pauvres audiences du show, de très bonne facture et superbement écrit, face aux taux monstres de NCIS et consoeurs sur CBS. Ce n’est pas juste ! J’espère que le network gardera sa confiance en The Good Wife encore quelques saisons.

L’épisode ouvrait un débat sur la peine de mort et plus particulièrement l’injection létale. La torture sur les condamnés à mort. Pour sauver Eddie, leur client, d’une mort certaine, voici Alicia et Diane à compulser toute preuve qui pourrait retarder l’inévitable. Comme je le disais plus haut, on ressent vivement la tension dans laquelle sont plongés nos personnages. L’émotion était à son comble dans cette histoire à coups de textes et manœuvres juridiques (le retour de Pine, la box de l’infirmière invisible, l’actrice de New York 911 en avocate adverse), d’autant plus que l’on apprend que le tueur présumé est en fait innocent. Très belle interprétation du prisonnier. Et ces larmes d’Alicia et Diane dans la salle d’observationDiane en juge, d’ailleurs, c’est pour quand ??!

Kalinda Robyn Marilyn The Good Wife

L’humour était également présent dans ce segment, avec l’assistante robotique et roulante (« Thanks Monica, good point », lorsque ce dernier s’emballe pendant la réunion) ou encore les regards que se lancent Robin et Kalinda dans la voiture, en pleine confrontation avec la balance. J’aime beaucoup ce duo, qui a mis du temps à s’installer.

Du côté de Peter et Eli, voici nos personnages confrontés à Melissa George, ou Marilyn. Une bombe sexuelle à retardement, qui pourrait très vite exploser dans les mains de notre nouvel élu. Ses regards appuyés, ses tenus. On ne peut pas la blâmer, l’actrice a de nombreux talents. Sa promotion en fin d’épisode, pour ne pas faire de l’ombre à la gouvernance de Peter (qui est tenté) et éviter tout scandale dans la Presse, ne semble pas lui faire plaisir. Va-t-elle se retirer pour frapper plus fort lors de son retour ? Je présume qu’on ne va pas en rester là et que le mari volage devrait/pourrait tomber dans ses draps avant l’hiver. Et Eli deviendrait donc Chief of Staff.

La discussion de Will et Alicia est remise à plus tard, mais l’avocat semble véritablement mettre fin à leur histoire en fin d’épisode. Avant le coup de poignard à venir. Là, tout devrait de nouveau éclater et être étalé de nouveau sur la table.

Enfin, du côté des enfants, on ressent bien que la fille Florrick a bien grandi, et la voilà déjà la cible des sites internets et des sifflements des jeunes mâles. Grace est maintenant une belle jeune femme : les tenues et le maquillage désormais choisis pour l’actrice qui la campent mettent désormais la jeune femme (très) en valeur. J’ai lu cet été que le personnage devrait recevoir une meilleure position dans l’intrigue, quand son frère a été plus mis en avant lors de la dernière saison. A voir où Grace va se diriger…

Bilan : Un excellent épisode de retour pour The Good Wife.

Alicia Laugh Grace Florrick

Sydney et Simon Roberts The Crazy Ones Equipe Roberts & Roberts

Première diffusion (CBS) : jeudi 25 septembre 2013.

Simon Roberts, patron excentrique, et sa fille Sydney, beaucoup plus sérieuse, font équipe pour garder à flot leur célèbre agence de publicité de Chicago…

C’était LA comédie que j’attendais le plus en cette rentrée. L’attente fut longue, mais le résultat en valait la peine. The Crazy Ones marque le retour à la télévision de Robin Williams et Sarah Michelle Gellar en père et fille publicitaires et on peut dire qu’avec un score de 15,6M de téléspectateurs sur le public global, le public a lui aussi désiré voir ce tandem improbable se former sur CBS. En espérant que la comédie reste sur ces audiences dans les prochaines semaines, même si il faut aussi bien comprendre que l’effet de curiosité et la diffusion derrière Big Bang Theory (actuellement la série la plus vue aux USA) aient pu influencer ce fort taux.

Mais comme je le disais plus haut, la série m’a séduit et possède un fort potentiel. Déjantée, délirante et drôlement moderneOn ne voit pas passer les 20 petites minutes du pilote et pour cause : il n’y a aucun temps mort ! Entre le débit ultra rapide des acteurs, les situations comiques qui se succèdent à 100 à l’heure et parce qu’il faut tout caser dans ce format court imparti aux comédies, on sort limite aussi fatigué du visionnage que le héros de Madame Doutfire dans l’étalage de ses pitreries.

Avec le patriarche Simon Roberts, Robin Williams trouve un rôle puissant, très –trop ?- dynamique et à moitié fou (sic), qui met en valeur son immense sens comique. Mais attention à ce que ces mimiques, imitations et autres clowneries ne nous fatiguent pas trop rapidement… C’est le risque avec ce genre de héros. Il faut en revanche qu’on comprenne davantage que l’hystérique de service est en fin de carrière et qu’il lui faudra un jour passer la main… Incarnée par SMG, notre Buffy internationale, le personnage de Sydney, stressée et droite, est le pendant sérieux de son père. Ensemble, ils incarnent le yin et le yang de l’agence et c’est en équipe qu’ils résolvent leur première aventure. Nous avons l’habitude de la voir exceller dans du drame, mais SMG possède un assez bon timing comique comme on a pu le constater dans certains épisodes de Buffy (le BuffyBot, ou la Tueuse des cavernes sous l’effet d’une bière magique, souvenez-vous, restent mes meilleurs souvenirs, entre autres répliques inventés par la miss). A l’actrice de nous impressionner dans les prochains épisodes. On ressent déjà une belle alchimie entre les deux acteurs, leur relation m’a touché et j’ai beaucoup aimé l’intrigue de ce pilote.

Zach SimonZach Kelly Clarkson

Laquelle nous emmène du côté de McDonald, le plus gros client de Roberts & Roberts (à 60%). Utiliser des marques déjà existantes donne un côté plus réel à l’histoire et on se plonge volontiers dans cette dernière. On devrait d’ailleurs retrouver chaque semaine une nouvelle marque pour du placement produit en veux-tu en voilà (à noter que McDo n’a pas été approché pour figurer dans la série : on aurait donc pu insister davantage sur la critique de la firme). Reste à insuffler ses valeurs familiales à travers une nouvelle campagne marketing. Pour éviter le licenciement, l’équipe quémande à Kelly Clarkson de remettre à jour et en chanson « You deserve a break today », le célèbre slogan du fast-food en 1972. Mais la chanteuse veut changer d’image, et désire interpréter un titre à caractère sexuel, ce qui nous embarque dans un tas de situations comiques… Que d’éloges également à faire à l’artiste, qui campe une fausse Kelly d’exception, loin de l’image de jeune romantique qu’on lui donne. Moi qui suis fan de sa musique depuis Since You’ve Been Gone, j’ai trouvé sa performance d’actrice très bonne. Son personnage de nasty Kelly Clarkson est très bien écrit, et j’aimerais beaucoup revoir la chanteuse dans la série, ou ailleurs, si un bon rôle pouvait lui être confié.

A leurs côtés, le potentiel du reste du casting reste encore assez flou mais James Wolk (qui aime donc ce milieu de la publicité, puisqu’il figure également au casting de Mad Men, qui conte, je le rappelle ici, le quotidien d’une agence de pub new-yorkaise dans l’Amerique des sixties !) séduit dans le rôle de Zach, bras droit du père. Quel énorme moment que la chanson au restaurant ! J’ai beaucoup ri à ce moment, tout comme aux blagues cochonnes dans le studio d’enregistrement. Amanda Setton (Gossip Girl) joue pour l’instant la ravissante petite idiote, et Hamish Linklater (que j’ai beaucoup apprécié dans Old Christine et The Newsroom) reste assez effacé à ce stade.

On ne peut que reconnaître la marque David E. Kelley dans cet épisode introductif mené de main de maître, réhaussé par une belle photographie et bande-son actuelle (Nicki Minaj, Olly Murs). L’ombre d’Ally Mc Beal n’est pas loin : l’équipe soudée et déjantée, les blagues du type je sens tes cheveux, on avait déjà ce type de comique chez Cage & Fish. Et merci d’avoir inclus dans ce pilote maîtrisé un rapide hommage à Buffy (Sarah punchant le robot dès les premières minutes). Je serai évidemment au rendez-vous du second épisode, en espérant un développement de l’intrigue principale, des personnages secondaires, et du passé sombre de Simon.

Simon Sydney Roberts Crazy Ones Tandem